PLESSIS BOURRE / Le château du Plessis-Bourré est reconstruit à partir de 1468 sur les bases d'une forteresse moyenâgeuse, le château du Plessis-le-Vent, acheté en 1462 par Jean Bourré, grand argentier et homme de confiance de Louis XI. La construction du château s'étale sur 5 années. Nous avons la chance d'admirer ce chef d'ouvre quasiment dans son état initial de 1473.
De forme carrée, il est cantonné de tours rondes aux angles, dont la plus haute avait vocation de donjon. Cette tour, armée de mâchicoulis ornés de subtils motifs trilobés, tels que l'on en rencontre à Langeais ou encore à Chaumont-sur-Loire, est conçue comme un réduit fortifié pouvant être isolé et se trouve proche du logis de Jean Bourré.
L' appareil défensif du château est d'ailleurs impressionnant : doubles ponts-levis (toujours en état de marche), larges douves et chemin de rondes.
Les modifications de Jean Bourré.- A l'origine, le corps de logis principal était plus élevé que les autres et son rez-de-chaussée était démuni d'ouvertures, du fait de la fonction défensive de l'ensemble.
Mais le château du Plessis-Bourré a tout de même subit l'influence de la renaissance ; De hautes fenêtres à meneaux, percées pour éclairer les grandes salles, apparaissent au XVIIe siècle, tandis que le confort du logis est amélioré et que de riches décorations viennent égayées un intérieur qui accueillit plusieurs rois de France, dont notamment, Louis XI puis Charles VIII.
Jean Bourré parvient à concilier les préoccupations de défense encore bien réelles en cette fin du XVe siècle, et la volonté d'abandonner un appareil militaire ostentatoire. Il abandonne notamment les mâchicoulis continus, disposés plus pour apeurer les assaillants que pour être efficace. Seuls l'entrée, point sensible sur le plan défensif, et la tour maîtresse gardent de système de défense.
Jean Bourré fait abaisser l'aile qui conduit du logis à la chapelle qu'il fera construire quelques années plus tard. Il prend ainsi le contre-pied des choix faits pour Langeais dont il a en charge la construction et dont les éléments défensifs sont plus marqués.
Quand le visiteur franchit la tour carrée de l'entrée, son regard se porte vers le corps de logis situé au fond de la cour desservi par deux escaliers hors ouvre. Des décorations, d'inspiration renaissance, faites de feuillages sculptés sous l'appui des fenêtres, signalent les étages dévolus aux noble
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